LE PYRETHRE DE DALMATIE

Le pyrèthre de Dalmatie appartient à la famille des Composé
Son nom botanique est
Les propriétés insecticides du pyrèthre sont connues
depuis l'Antiquité.
Les Perses utilisaient déjà de la poudre d'une espèce voisine
du pyrèthre de Dalmatie (Chrysanthemum coccineum) pour
détruire les insectes dans les maisons.
Cette poudre était connue sous le nom de "poudre persane".
Au cours de la seconde moitié du 19e siècle, le pouvoir
insecticide d'une autre espèce appartenant au genre Chrysanthemum
nommée Chrysanthemum cinerariaefolium qui
se trouve en abondance à l'état sauvage tout le long de la côte
Adriatique ainsi que dans les îles côtières et plus précisément
en Croatie et dans le Montenegro , fut découvert.
IL semblerait que cette partie de la côte Adriatique soit le berceau d'origine
de cette espèce seul endroit au monde où l'on trouve Chrysanthemum
cinerariaaefolium.à l'état sauvage.
Les principes actifs sur les insectes sont appelés pyréthrines
naturelles. On les extrait à l'aide de solvants à partir des fleurs
de pyrèthre.
Des cultures ont été conduite en Croatie ainsi que dans
des pays de Europe occidentale du sud (Italie, Espagne, France) à la
fin du 19e siècle et au début du 20e siècle.
Pour des raisons de prix de revient de main d'oeuvre moins élevé
et de meilleure production, les cultures se sont ensuite développées
dans des pays Extrêmes orientaux comme le Japon et surtout en Afrique
: essentiellement au Kenya où cette culture a pendant de nombreuses années
été la principale culture du pays, mais aussi Congo; Rwanda, Uganda
et Afrique du Sud.
Après l'apparition des insecticides de synthèse avant la
seconde guerre mondiale, les pyréthrines n'ont pratiquement plus été
utilisées pour la lutte contre les insectes dans les cultures jusqu'à
ces dernières années.
Aujourd'hui avec le fort développement des cultures biologiques
faisant appel à des produits naturels et le risque de voir de nombreux
pays occidentaux limiter l'usage des insecticides de synthèse jugés
dangereux pour l'environnement le pyrèthre a retrouvé un fort
regain d'intérêt. De grandes sociétés phytosanitaires
étudient actuellement des formulations adaptées pour ces nouveaux
usages.
Depuis une dizaine d'années, suite à un manque de
matière première dû à des difficultés d'ordre
politique dans les pays traditionnellement producteurs, des cultures entièrement
mécanisées ont été développées en
Australie et en particulier dans l'île de Tasmanie qui à partir
de 2500 ha de cultures à haute productivité couvre près
de 30% des besoins mondiaux actuels en pyréthrines.
Un programme de recherche génétique et de développement
de cultures du pyréthre a également été initié
en France depuis quelques années avec le soutien financier de la Communauté
Economique Européenne.
Plusieurs dizaines d'hectares de cultures expérimentales actuellement
en place laissent entrevoir de belles perspectives de développement de
cette nouvelle culture en France.
Il est dommage que la Croatie, terre d'origine de cette espèce qui bénéficie
d'un climat idéal et de sols très favorables à la croissance
de cette plante n'ai pas encore repris les cultures de pyrèthre abandonnées
au début du 20e siècle. Un programme de développement serait
certainement bienvenu.
Des identifications de plantes à haute productivité pourraient
dans un premier temps être faites dans les multiples sites naturels que
l'on trouve tout le long de la côte croate et dans les îles côtières.

Parcelle expérimentale de culture de pyrèthre en France
juste avant la récolte
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